La quinte juste - éveil et apprentissage de la musique

Rythme et pulsation

La pulsation est un battement régulier, comme le tic-tac d’une horloge ou les battements du cœur.
La vitesse de la musique, c’est-à-dire le tempo, dépendra donc du temps ‒ plus ou moins bref ‒ qui séparera deux pulsations.
« Installer » la pulsation est une démarche fondamentale pour le musicien. Chez les enfants, elle s’exprime et se consolide par les danses, les chansons et les percussions corporelles.
La pulsation doit se « sentir »: c’est la pulsation intérieure. Mais, si elle n’est pas encore totalement intériorisée, elle peut aussi se battre : des mains, des pieds, d’un petit hochement de tête, etc. Le maintien d’une pulsation stable demande au départ un effort d’écoute et de concentration important.

Comprendre la pulsation

La plupart des partitions ont une indication chiffrée au début. C’est l’indication « métronomique ». Elle indique le nombre de pulsations par minute. Par exemple, « 72 » indique qu’il y aura 72 pulsations par minute. Le musicien peut se servir d’un métronome, mais celui-ci n’est qu’un outil de travail. Lors d’un concert, les musiciens ont intériorisés la pulsation et n’utilisent pas de métronome. En revanche, ils vont suivre le tempo indiqué par les gestes du chef d’orchestre, s’il y en a un.

Le rythme organise la durée des sons. C’est l’association de sons et de silences de durées différentes qui crée le rythme.

Pour bien différencier rythme et pulsation, l’exercice ci-dessous est très efficace.

Sur la partition du Roi Dagobert, les pulsations sont notées par un petit trait sous chaque temps. Commencer par taper dans les mains la pulsation tout en chantant.

Puis taper le rythme (on tape sur tous les sons, c’est-à-dire au niveau de chaque petit trait).

Enfin, pour les plus aguerris, taper la pulsation (petits traits verts) d’une main sur la table ou sur la cuisse, en même temps que le rythme (petits traits noirs), de l’autre main.

Retour sur Musique pratique - Bases du solfège