La quinte juste - éveil et apprentissage de la musique

Franz Schubert

Compositeur et musicien autrichien, Franz Peter Schubert est né en 1797 à Lichtenthal (quartier de Vienne aujourd’hui) dans une famille de 14 enfants. Son père, instituteur, lui apprend le violon, tandis que son frère, Ignaz, lui apprend le piano.

À 11 ans, il entre sur concours dans le chœur de la Chapelle impériale de Vienne. Le jeune Franz est un excellent élève en musique mais n’excelle pas dans les autres matières…

Il entre pourtant dans l’orchestre du Konvikt (conservatoire rattaché à l’Université de Vienne) et commence à composer de manière prolifique fantaisies, danses pour piano ou encore quatuors à cordes. C’est à cette époque qu’il noue de grandes amitiés avec de jeunes intellectuels de l’époque.

À 16 ans, il quitte le Konvikt pour devenir l’assistant de son père. La musique est pourtant sa seule passion ; il continue de composer de manière incessante et produit des œuvres qualifiées de chefs-d’œuvre, telles que Marguerite au rouet. Durant l’année de ses 17 ans, il compose également la Messe n° 1 en fa majeur pour les 100 ans de l’église de Lichtenthal : son succès est tel que son père lui offre son premier piano.

Les années suivantes sont tout aussi prolifiques. Schubert compose nombre de messes, sonates ou symphonies. Cependant, il trouve que l’enseignement l’empêche de se consacrer pleinement à la création, et il quitte l’école de son père en 1816.

Il vit alors chez un ami et se consacre à la composition. C’est à cette époque qu’il compose la célèbre Truite, et qu’il rencontre le public et les notables qui l’aideront à se faire connaître.

En 1818, il devient le précepteur des enfants de la riche famille Esterhazy et voyage avec eux.

À son retour en 1819, c’est une période difficile qui commence pour Schubert : son style évolue, ses compositions se font rares et restent inachevées ; atteint de syphilis, il est longuement hospitalisé. À sa sortie, il compose à nouveau, et naissent ainsi La Belle Meunière et Voyage d’hiver, Rosamunde, La Jeune Fille et la Mort, et encore sa symphonie n° 9 en ut majeur, la Grande Symphonie.

En 1828, il donne le seul et unique concert entièrement consacré à son œuvre, qui est un énorme succès. Conscient que son état se dégrade, il compose encore quelques œuvres dont Le Chant du cygne (qui désigne la dernière et plus belle chose que l’on réalise avant de mourir) et s’éteint le 19 novembre de la même année.

Chronologie

1797 : Naissance de Franz Schubert à Lichtenthal
1808 : Réussite au concours, qui lui permet d’entrer à l’internat
1813 : Rejoint son père pour être instituteur
1816 : Quitte l’enseignement pour se consacrer à la musique
1828 : Décès du compositeur à l’âge de 31 ans

Anecdotes

Schubert avait pour habitude d’organiser des soirées dans une brasserie avec ses amis (notamment ceux qu’il avait rencontrés à l’époque du Konvikt), soirées au cours desquelles il jouait du piano pendant qu’une autre personne lisait de la poésie. Ces soirées portaient le nom de « schubertiades ».)

Bien qu’il soit mort à 31 ans, Schubert est l’auteur de plus de mille œuvres. Cela représente plus de 32 compositions par an.

À écouter

Schubert - La truite piano quintet© European Archive

Schubert - Impromptu n°1 in F minor© Chiara Bertoglio

Schubert - Marguerite au rouet© Maren Mathias

Schubert - Symphonie n°9© European Archive

Schubert - Musical moment© Edward Rosser

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