La quinte juste - éveil et apprentissage de la musique

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Le jeune Piotr Ilitch, né en Russie en 1840, d’un père ingénieur et d’une mère d’origine française, commence à apprendre la musique dès 5 ans.

À 10 ans, il est envoyé en pensionnat. Non seulement la séparation avec sa famille est un traumatisme pour lui, mais il contracte là-bas la scarlatine, ce qui le contraint à rentrer auprès des siens. À son retour, il contamine son frère Nikolaï, qui meurt des suites de la maladie en très peu de temps. Le jeune garçon en est profondément marqué et se pense responsable de la mort de son frère.

En 1854, un autre événement dramatique vient le frapper : sa mère meurt du choléra alors qu’il a entamé des études au Collège impérial de la jurisprudence. À nouveau terriblement affecté, il cherche du réconfort dans la musique et se lance dans la composition.

Une fois diplômé, il devient secrétaire au ministère de la Justice en 1859, place dont il démissionne quatre ans plus tard pour s’inscrire au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il obtient son diplôme en 1865, puis, l’année suivante, le poste de professeur de théorie musicale au Conservatoire de Moscou.

Il compose alors sa première symphonie, Rêves d’hiver, puis, durant les années qui suivent, sa deuxième, puis sa troisième symphonie, ou encore son Concerto pour piano en si bémol mineur.

Sa quatrième symphonie est dédiée à Mme von Meck, admiratrice et bienfaitrice (elle lui verse une importante rente durant de nombreuses années) avec qui il entretient une longue relation épistolaire.

En 1877, il épouse une de ses anciennes élèves, dont il se sépare rapidement. Ce mariage marque une autre période sombre de sa vie. C’est pourtant au cours de cette même année qu’il reçoit une commande du Bolchoï (le prestigieux théâtre de Moscou) pour un ballet (Le Lac des cygnes) et un opéra (Eugène Onéguine).

Déjà réputé en Russie, il commence à voyager en Europe, où il se fait un nom.

II compose nombre d’œuvres durant la décennie suivante, notamment le Trio pour piano, en hommage à son ami Nikolaï Rubinstein, dont le décès, en 1882, le touche profondément. Il compose ensuite Moscou, cantate pour le couronnement du tsar Alexandre III. Son deuxième ballet, La Belle au bois dormant, reçoit un immense succès, ainsi que l’opéra La Dame de pique.

En 1891, il dirige lui-même ses œuvres pour l’inauguration du Carnegie Hall, salle de concerts new-yorkaise, et obtient un triomphe. L’année suivante, son Casse-noisette reçoit un accueil mitigé. C’est pourtant aujourd’hui une de ses œuvres les plus célèbres.

Durant l’année 1893, il dirige sa symphonie n° 6, la Symphonie pathétique, et décède neuf jours plus tard.

Chronologie

1840 : Naissance de Piotr Ilitch Tchaïkovski à Votkinsk en Russie
1850 : Décès de son frère
1854 : Décès de sa mère
1863 : Démission du ministère de la Justice : Tchaïkovski se consacre entièrement à la musique.
1891 : Inauguration du Carnegie Hall
1893 : Décès du compositeur, à l’âge de 53 ans

Anecdote

Durant sa formation au Collège impérial, le jeune Tchaïkovski a pris des cours de piano avec un professeur qui laissait entendre qu’il n’avait aucun talent particulier et qu’il n’y avait pas de raison de supposer qu’il deviendrait un jour un grand nom de la musique.

À écouter

Tchaïkovski - La Symphonie pathétique

Tchaïkovski - Concerto pour piano

Tchaïkovski - Casse-noisette© European Archive

Tchaïkovski - Le Lac des cygnes© European Archive

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