La quinte juste - éveil et apprentissage de la musique

Wolfgang Amadeus Mozart

Né à Salzbourg en 1756, Mozart est un enfant qui montre dès 3 ans des dons exceptionnels pour la musique. Son père, Léopold, lui-même musicien et professeur de musique, prend en charge son éducation musicale. À seulement 6 ans, le petit Wolfgang compose ses premières œuvres.

C’est à cette période que son père organise une tournée en Europe. L’enfant impressionne son auditoire où qu’il aille, mais ce voyage est très éprouvant pour lui. En 1767, il a alors 11 ans, il compose son premier opéra, Apollo et Hyacinthus, puis Bastien et Bastienne, et La Finta semplice l’année suivante.

À 13 ans, il est nommé maître de concert par le prince-archevêque. Il part alors en voyage avec son père en Italie, où il étudie l’opéra et se voit décoré de l’ordre de l’Éperon d’or(*) par le pape.

En 1771, son employeur décède, et c’est le prince-archevêque Colloredo qui lui succède. Peu séduit par la musique en général, ni par les talents du jeune Mozart en particulier, il lui impose des contraintes que le musicien supporte difficilement.

Il quitte alors Salzbourg avec sa mère à la recherche d’un poste. Mais, où qu’il aille, il ne trouve pas d’emploi. De plus, il connaît un chagrin d’amour, et cette sombre période trouve son point d’orgue lors du décès de sa mère à Paris, en 1778.

Le moral au plus bas, il rentre à Salzbourg et reprend son ancien poste, sans enthousiasme.

Les choses s’améliorent lorsqu’en 1781 l’opéra de Munich lui passe commande : Mozart crée Idoménée, roi de Crète, qui reçoit un accueil positif. Mais il perd ensuite son poste à la cour du prince-archevêque.

Il s’installe alors à Vienne, bien décidé à vivre de sa musique en tant que compositeur indépendant. L’année suivante, l’empereur lui commande l’opéra intitulé L’Enlèvement au sérail, et il compose sa Grande Messe en ut mineur. C’est également l’année de son mariage avec Constance Weber, jeune fille issue d’une grande famille de musiciens.

En 1784, Mozart entre dans la franc-maçonnerie et compose des œuvres en lien avec cette dernière : La Joie des maçons, ou encore la Musique funèbre maçonnique.

Réputé pour déborder d’énergie, il compose sans relâche ni ménagement : Les Noces de Figaro, puis Don Giovanni. Criblé de dettes (pour lesquelles on lui intente des procès), il vit très modestement, et la santé de son épouse se détériore : Constance met au monde six enfants, dont quatre décéderont avant l’âge d’un an. Cette période sombre est également marquée par la mort de Léopold Mozart, en 1787. Ces drames répétés marqueront profondément le compositeur.

En 1791, la création de La Flûte enchantée est heureusement un grand succès.

Mozart reçoit alors la commande anonyme d’un Requiem, qu’il n’aura pas le temps d’achever. Il décède prématurément, le 5 décembre, à l’âge de 35 ans (la raison de sa mort est inconnue), dans la pauvreté. Il est enterré anonymement dans une fosse commune de Vienne.

Chronologie

1756 : Naissance de Wolfgang Amadeus Mozart
1762 : Tournée en Europe à l’âge de 6 ans
1767 : Il compose Apollo et Hyacinthus, son premier opéra.
1768 : Il devient maître de concert de Salzbourg.
1778 : Décès de sa mère
1782 : Mariage avec Constance Weber
1791 : Il compose La Flûte enchantée, qui est un énorme succès.
           Décès du compositeur, dans la pauvreté et couvert de dettes

Anecdotes

Mozart est l’auteur de plus de 620 œuvres recensées. On a estimé qu’il avait passé la moitié de la durée de sa vie à composer.

Lors de la tournée qu’il mène à partir de ses 6 ans, le jeune prodige est amené à jouer devant l’empereur. Enchanté par sa prestation, il demande au petit garçon de jouer du clavecin alors que les touches sont cachées sous un tissu. Mozart impressionne son auditeur en jouant malgré tout sans une fausse note et merveilleusement bien.

Mozart avait pour réputation d’avoir un caractère orgueilleux, on disait aussi de lui qu’il était un éternel enfant.

À écouter

Mozart - Petite musique de nuit© A Far Cry

Mozart - Le Mariage de Figaro (Ouverture)© European Archive

Mozart - Requiem en ré mineur© Papalin

Mozart - Sonate pour piano n°11 (La Marche turque)© Eduardo

Mozart - Symphonie n°40© Das Orchester Tsumugi

 

(*) Décoration décernée aux personnes qui ont contribué de manière significative à la propagation de la foi catholique.

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