La quinte juste - éveil et apprentissage de la musique

Robert Schumann

Robert Schumann est né en 1810 à Zwickau. Il passe sa scolarité dans des écoles privées et étudie le piano. À 18 ans, sa mère l’envoie étudier le droit à Leipzig. Peu intéressé par cette matière, il décide de se consacrer à la musique et devient l’élève de Friedrich Wieck (professeur de piano).

Il écrit ses premières œuvres, Variations sur le nom « Abegg » opus 1, Papillons opus 2 et Études d’après des caprices de Paganini opus 3 entre 1831 et 1832.

En 1834, il a alors 24 ans, il fonde la Neue Zeitschrift für Musik, revue musicale dans laquelle interviennent Wieck et sa fille Clara, mais aussi et surtout Schumann, qui y révèle ses brillants talents de critique. La même année ont lieu ses fiançailles avec Ernestine von Fricken, qui ne durent que quelques mois, mais qui lui inspirent Carnaval opus 9, et les Études symphoniques opus 13.

C’est en 1835 que débute sa relation avec Clara Wieck, fille de son professeur et pianiste reconnue. En 1837, Robert demande sa main, mais le père la lui refuse et tente de faire cesser leur relation par tous les moyens, en vain. Cette même année, le compositeur écrit sa Fantaisie opus 17. En 1839, Clara, aidée de Schumann, porte plainte à Paris contre son père parce qu’il refuse de donner son consentement à leur mariage. Le jugement est rendu en leur faveur, et ils se marient au mois de septembre 1840. Cette année-là, Schumann compose plus de 130 lieder, dont Myrthen opus 25, les Liederkreis, L’Amour et la Vie d’une femme opus 42, ou encore Les Amours du poète opus 48.

Les Schumann s’installent. Robert est l’éditeur de sa revue et compose abondamment : la Symphonie du printemps opus 38, une Fantaisie pour violon et orchestre, une Symphonie en mineur en 1841, les Trois quatuors opus 41 l’année suivante, Le Paradis et la Péri opus 50 en 1843, par exemple. Cette année-là Schumann commence également à enseigner au conservatoire de Leipzig.

L’année suivante, accompagné de sa femme, il part en tournée en Russie et, lorsqu’il revient, sa santé s’est dégradée et il sombre dans la dépression. Il abandonne alors sa revue, et la famille Schumann part s’installer à Dresde. Il y compose un Concerto pour piano opus 54, sa Symphonie n° 2 en ut majeur opus 61, ou encore Genoveva, son seul opéra, qui rencontre peu de succès.

À 40 ans, il obtient le poste de directeur général de musique à Düsseldorf. Il n’est cependant pas un chef d’orchestre de grand talent. De plus, sa santé est mauvaise, et il souffre d’acouphènes. Il continue malgré tout à composer (les Contes opus 132, les Chants de l’aube opus 133).

En février 1854, un accès de folie le fait se jeter dans le Rhin. À la suite de cet événement, il est interné dans une maison de santé à Endenich. Dans un premier temps, il s’y repose et compose encore. Mais, lorsqu’il comprend qu’il ne sortira pas de cet asile, il refuse de s’alimenter. Il revoit sa femme une dernière fois et s’éteint, le 29 juillet 1856.

Chronologie

1810 : Naissance de Robert Schumann
1828 : Quitte l’université pour se consacrer à la musique
1834 : Création de la revue Neue Zeitschrift für Musik
1840 : Mariage avec Clara, pianiste virtuose et fille de son professeur de piano
1850 : Devient chef d’orchestre à Düsseldorf
1854 : Schumann se jette dans le Rhin le 27 février. Il est ensuite interné.
1856 : Décès à l’asile, à l’âge de 46 ans.

Anecdote

Dans sa revue musicale, Schumann publie sous deux pseudonymes différents : Eusebius, personnage introverti, et Florestan, personnage fougueux et passionné.

À écouter

Schumann - Concerto pour piano en la mineur© European Archive

Schumann - Carnaval, Op. 9 (Scènes mignonnes sur quatre notes)© Paul Pitman

Schumann - Symphony No.1© European Archive

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